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5. PARIS QUARTIERS BOHÊMES-La ballade de François Villon à l'auberge de la pomme de pin-#2

  • Duration: 297
  • Channel: shortfilms
PARIS QUARTIERS BOHÊMES-La ballade de François Villon à l'auberge de la pomme de pin-#2

EXTRAIT DE "PARIS QUARTIERS BOHÈMES" ou l'itinérance des bohèmes dans Paris et les lieux qu'ils ont rendus célèbres. (En vente en librairie, amazon, ou chez l'Editeur: Magellan & Cie) Quand j’eus semé aux quatre diables Mes biens, mes dettes et larcins Sur mon lais écrit sur la table Du trou de la pomme de pin, Je bisais larrons de détresses, Je bisais mes sœurs les catins, Qui sur la joue, qui sur la fesse, Et prit bâton du pèlerin. Pauvre Villon m’en est à pieds Pauvre Villon m’en ai expié. Fuyant la corde et Montfaucon Sans savoir à combien mon cul Au vu du larcin, compagnons, Pesait pour nos cinq cents écus, Chassé, banni, la corde au cou, Loin de Paris de par la loi, Date où je disparus de vous mil quatre cent soixante-trois. Pauvre Villon m’en est à pieds Pauvre Villon m’en ai expié. Villon, François de Montcorbier, Moi qui joua avec le feu, Moi qui n’étais qu’un escollier, Moi qui rimais avec les dieux. Que moi conte ce qu’il advint Du poète qui en boissons Perdit sa langue dans le vin Et donna ses vers aux poissons, Pauvre Villon m’en est à pieds Pauvre Villon m’en ai expié. A moins que je trouva en route Couchée au chaud de la grande ourse, Du bout des dix doigts que l’on goutte, La chair épicée d’une rousse. Qu’en sa niche attacha ma chaine Et que pour reste de ma vie Je mangea restes de ma chienne Et bus son lait jusqu’à la lie. Pauvre Villon m’en est à pieds Pauvre Villon ai pris mon pied. Ou qu’il se peut dans une église Où venu reposer mon corps, Dieu m’ait réveillé par surprise Et m’ait ramené à bon port. Qu’en bure je me sois cloitré Priant, jeûnant, et maigrissant Tels qu’ils n’eurent pour m’enterrer, Qu’à laisser souffler le grand vent, Pauvre Villon m’en est à pieds Pauvre Villon m’en ai expié. Mais je crois que folle jeunesse J’ai perdu le nord en forêt, Que la folie me fit des tresses Quand ma tête courait après. J’en ai oublié le retour J’en ai perdu jusqu’à mon nom, Où sont mes mots ? Sont mes amours ? Où donc est donc passé Villon ? Pauvre Villon m’en est à pieds Pauvre Villon m’en ai expié. Où sont mes mots ? … amours !...amours ? Où donc est donc… Villon… Villon ! Aquarelle : Inspirée de la maquette réalisée par l’association « les amis d’Albert Robida » d’après la reconstitution du cabaret de la pomme de pin d’Albert Robida, qui faisait partie d’un village dit “le vieux Paris” lors de l’exposition universelle de 1900.